Allaitement au sein ou biberon : Les différences

Allaitement au sein ou biberon : Les différences

Allaitement au sein ou biberon : Les différences

Une fois l’annonce de votre grossesse passée, votre entourage vous a certainement demandé si vous comptiez allaiter votre enfant ou non, alors même que vous ne vous étiez pas encore posé la question. Cette décision, que chaque femme devrait prendre pour elle et son bébé, a été érigé en débat. Débat dans lequel la maman qui allaite le ferait, car elle se plierait au rôle que la société lui donne, et la maman qui fait le choix du biberon ne serait pas une bonne mère.
Voici un article qui permettra aux mères et aux femmes, de faire leur choix éclairé. 

 

                    1. Lait maternel et lait infantile : Composition

Qu’il soit infantile ou maternel, le lait apporte au nouveau-né les sels minéraux, les glucides, et les vitamines nécessaires, en plus ou moins grande quantité, tout au long de son développement. Néanmoins, même si le lait infantile est conçu afin de coller le plus parfaitement possible au lait maternel, certaines caractéristiques du lait maternel ne peuvent être copiées. Nous pouvons prendre pour exemple les anticorps transmis au bébé qui le protègent des maladies, les hormones qui régulent son appétit, les bactéries qui protègent son système digestif. Le lait maternel possède de nombreuses spécificités, et étant vivant, il s’ajuste parfaitement à votre bébé, c’est pourquoi nous pouvons dire que la boisson la plus adaptée pour l’enfant est le lait maternel. Lors des premiers jours du bébé, notamment le colostrum (ou premier lait) est essentiel à ses besoins.

Cependant, le lait infantile a tout à fait sa place face au lait maternel. La production de ce lait suit un cahier des charges très strict et les autorités européennes mettent régulièrement en place de nouveaux règlements. Il serait impensable de ne pas réguler ce marché alors que de nombreuses mamans se tournent vers ce mode de nutrition, par choix ou par contrainte. Le site de l’ADPA ou cet article sur le site Laits.fr vous résume de nombreuses informations sur les aliments de l’enfance.

Ayant bien compris l’enjeu concernant le lait infantile, les industriels ont donc conçu trois types de lait correspondant à chaque étape importante de la vie d’un enfant. Nous retrouvons donc le lait 1er âge (jusqu’à 6 mois) produit à base de protéines de lait de vache ou de chèvre, le lait 2ème âge (jusqu’à 12 mois) qui permet de faire le lien avec la diversification alimentaire, et enfin le lait de croissance. Ces laits contiennent principalement des glucides (du lactose), des lipides (huiles végétales, acides gras), des vitamines A, E, C, D et des minéraux (fer, calcium, zinc).

 

                     2. Le temps 

Le temps que vous allez devoir consacrer à l’allaitement au sein va dépendre de plusieurs choses : de votre débit de lait, de la succion de votre bébé. Tandis qu’au temps passé pour donner le biberon il faudra certes enlever la contrainte débit de lait, car la tétine fournit un débit de lait continu, mais il faudra ajouter à cela le lavage de biberon, les contretemps pour passer racheter du lait, la confection des biberons, ou encore le sac à préparer lorsque vous sortez de la maison. Bien entendu tout ceci nécessite organisation. Mais allaiter son bébé demande aussi de l’organisation, et nous ne parlons pas uniquement de type de vêtement que vous allez devoir mettre pour accéder à votre sein facilement. Vous devrez aussi être à l’aise avec le fait de devoir donner le sein parfois en public.

Il y a une idée reçue qui dit que l’allaitement prend plus de temps. Ce que nous pouvons dire sur cela est qu’elle n’est pas validée, donner le biberon prend autant de temps, sinon plus qu’allaiter. Cependant, lorsque vous choisissez l’option du biberon, si vous en avez la possibilité, vous pouvez alterner avec la personne avec qui vous vivez. Une fois c’est elle qui se réveille, la prochaine fois c’est vous. C’est un des avantages, en termes de sommeil, qui n’est pas du côté de l’allaitement.

 

                     3. Le prix

Vous l’aurez sûrement compris, la solution la plus économique que vous pourrez choisir sera définitivement de donner la tétée. Aucunement besoin de débourser pour nourrir votre enfant. Et c’est la seule chose que vous n’aurez pas à acheter pour l’arrivée de bébé et qui peut, mis bout à bout, finalement faire un sacré budget. En effet, en un an, nourrir votre petit au biberon demandera un budget d’un peu plus de 1000 euros. Ramené sur 3 ans voire 4 ans, cela devient assez important par rapport à la somme dépensée pour allaiter.

Mais parfois, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Alors si donner le biberon est votre choix, il est tout à fait honorable. Nous ne pouvons que vous conseiller, même s’ils sont parfois un peu plus chers, de vous tourner vers des laits infantiles biologiques tels que les laits de la marque Hipp, Good Gout ou encore Babybio. Marques qui sont très bien classées selon 60 millions de consommateurs. Et comme cela coûte moins cher d’acheter en grande quantité, vous pouvez en prendre un peu d’avance, vous savez que les goûts de bébé ne risquent pas de changer d’un jour à l’autre.

 

                    4. L'alimentation

Avez-vous déjà entendu qu’allaiter et boire de l’alcool ne fait pas bon ménage ? Et c’est vrai, en réalité tout ce que vous mangez et buvez constituent le lait final et peuvent finir par altérer son goût. L’alcool passe dans le lait maternel ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le bébé, son rythme de sommeil peut être perturbé de même que son développement. C’est pourquoi il ne faut pas en abuser. D’autres aliments comme les poissons tels que l’espadon, de la viande animale peu ou pas cuites ou certaines charcuteries peuvent transmettre selon l’Agence du médicament (ANSES) des agents infectieux. L’allaitement demande à la mère de faire deux fois plus attention et est donc plus restrictif. Vous aurez cette sensation de liberté en moins qui peut parfois être nécessaire après 9 mois de grossesse et le stress.

 

 

                    5. Gérer les montées de lait et tirer son lait

Que vous ayez choisi de donner le sein ou non, votre corps ne sait qu’une chose : qu’il doit produire du lait. Alors dans tous les cas, vous aurez à gérer les montées de lait qui arrivent entre le 2ème et le 4ème jour après votre accouchement. Lorsque les montées de lait sont trop importantes,  notamment au début, les jours suivant l’accouchement, vous pouvez utiliser un tire-lait avant de donner le sein. Cette méthode va vous permettre de détendre vos seins, de les rendre moins durs. Le tout pour ne pas se retrouver avec des montées de lait trop intenses, est de donner le sein régulièrement. Dans le cas où, votre bébé serait né prématurément, il pourrait ne pas réussir à téter correctement. Le tire-lait pourrait alors s’avérer très utile. 

Enfin, la solution du tire-lait peut être vue comme une solution intermédiaire entre allaiter et l’utilisation du biberon. En effet, si vous souhaitez reprendre une vie plutôt normale, ou profiter d’un temps au calme, tout en proposant à votre bébé votre lait maternel, c'est possible. Vous pouvez par exemple tirer votre lait à la maison et le prendre avec vous à l'extérieur, ou encore le confier à vos parents, en leur donnant quelques biberons d’avance. Il faudra juste respecter ceci pour une bonne conservation : pas plus de 4 heures à température ambiante, 48h au réfrigérateur et 4 mois au congélateur (comme tout produit, il ne peut être congelé après avoir été décongelé).